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Publié par caphi

58e Berlinale : trois documentaires évoquent les relations entre l'islam, l'homosexualité et la transidentité
 
La section Panorama du festival du film de Berlin a inscrit au programme de sa 58e édition plusieurs documentaires qui évoquent les relations entre l'islam et l'homosexualité et la transidentité, thèmes tabous dans les pays musulmans.

 "A Jihad for Love", du réalisateur indien Parvez Sharma, brosse le portrait de douze homosexuels, musulmans pratiquants. On découvre notamment un imam gay sud-africain, un couple de lesbiennes stambouliotes, un Egyptien qui a trouvé refuge à Paris après avoir passé un an en prison dans son pays en raison du seul fait qu'il était homosexuel, ou encore deux jeunes gens ayant fui l'Iran où leurs vies étaient menacées, pour se réfugier au Canada.
"L'islam est au coeur du film. Les personnages du documentaire sont fiers d'être gays, mais foncièrement, ils se présentent avant tout comme musulmans. Ils sont aussi musulmans que n'importe qui, et la pratique de leur religion est aussi authentique et fondamentale que n'importe laquelle", explique le réalisateur Parvez Sharma.

"Be like others", le documentaire de Tanaz Eshaghian, traite du parcours de jeunes Iraniens qui décident de changer de sexe, une opération légale en Iran pour les gays qui ne veulent plus subir insultes et persécutions.
"L'Iran n'accorde pas beaucoup de place à ceux qui ne veulent être ni une femme ni un homme", déclare la réalisatrice Tanaz Eshaghian, qui a interrogé des patients qui venaient d'être opérés dans une clinique de Téhéran.
"Ces personnes sont en marge de la société. Et quand on est en marge, on ébranle la logique d'une culture, on fait bouger ses frontières", dit-elle.

La Turquie et sa métropole au bord du Bosphore sont le théâtre d'un autre documentaire, "The other side of Istanbul" (L'autre côté d'Istanbul), de Donku Kolic. Il explore le thème de la discrimination à travers le regard du jeune Kurde Mehmet Tarhan, dont la famille a accepté l'homosexualité.
"En fait, tu es à la fois pacifiste, gay et Kurde", dit un homme qui débat avec Mehmet de sa sexualité dans un café d'Istanbul. "C'est comme si trois minorités turques se retrouvaient en une seule!". (d'après E-llico.com, 12-02-2008)


sur la TRANSIDENTITE en IRAN
. En Iran, pas de fatwa pour les transsexuels
. Transsexuel en Iran : un livre dénonciateur et un documentaire ambigu
[portraits] Marie, transsexuelle iranienne

> Etre transsexuel en Iran : «Laissez-moi me faire opérer» (Libération, janvier 2006)
En Iran, de 800 à 1 000 personnes ont changé de sexe. Téhéran, qui autorise l'opération et fournit de nouveaux papiers d'identité, fait exception parmi les Etats musulmans. Malgré tout, la vie des transsexuels reste difficile dans un pays où parler de sexe dans la sphère publique est interdit. Rencontres avec Sharareh, Ali et Sayeh.
>
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> Transsexualité en Iran sur Wikipédia

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