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Publié par caphi

La transphobie renvoie à l'aversion envers le transsexualisme et envers les personnes transsexuelles ou transgenre.Le comportement discriminatoire ou intolérant peut être direct (agressions, viols, ou meurtres) ou indirect (discrimination à l'embauche, au logement, ou encore à l'accès aux traitements médicaux).

Un dossier de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
 

 
« 'Nous, on n’a pas peur', c’est ce qu’on avait écrit sur notre manifeste de protestation le 2 septembre [2009]. Mais ce n'est pas vrai : on craint une certaine diversité, celle qui voudrait effacer les différences à coups de poing. Vous savez combien de fois on m’a frappé ? Menacé au couteau ? Ca me fait rire quand je vois ces films dans lesquels la seule hostilité que doit supporter une personne différente – comme vous dites vous – est celle du père et de la mère », raconte Monica, transgenre... [A Rome, violences homophobes et désintérêt politique - le magazine européen ~ Cafebabel]
 
Activiste des Transgenres à une manifestation contre le transphobie à Paris en France, 1er octobre 2005
Activiste des Transgenres à une manifestation contre le transphobie à Paris en France, 1er octobre 2005
Manifestation contre le transphobie à Paris en France, 1er octobre 2005
Manifestation contre le transphobie à Paris en France, 1er octobre 2005
Dr. Camille Cabral, une activiste des Transgenres à une manifestation contre le transphobie à Paris en France, 1er octobre 2005
Dr. Camille Cabral, une activiste des Transgenres à une manifestation contre le transphobie à Paris en France, 1er octobre 2005
Des activistes des Transgenres à la Gay Pride à Paris en France, juin 2005
Des activistes Transgenres à la Gay Pride à Paris en France, juin 2005

Violences physiques

En 2000, la Commission contre les crimes de haine par homophobie recensait à peu près 15 assassinats de transsexuels par mois au Mexique[1].

Des transsexuelles sont arrêtées arbitrairement au Venezuela en 2002, alors que par ailleurs d'autres transsexuels sont assassinés[2].

Amnesty international dénonce en 2005 des violences policières exercées sur des transsexuels aux États-Unis d'Amérique[3].

Au Portugal en 2006, une transsexuelle brésilienne fut torturée et violée, puis abandonnée dans un puits, où elle mourut[4]. La non-incrimination de meurtre a provoqué plusieurs réactions de la part des organisations homosexuelles, relayées par les médias.[5]

Les violences sont souvent liées aux discriminations dont sont victimes les transsexuels : sans emploi ou en situation précaire, visibles, vulnérables, certaines personnes deviennent des cibles faciles pour les actes de violence.

Discriminations

Il est parfois difficile pour des transsexuel/les de trouver un emploi lorsque le sexe donné par les papiers d'identité ou la carte de sécurité sociale ne correspond pas à l'apparence de la personne[6]. Si des lois contre la discrimination sont passées dans la Communauté européenne, dans plusieurs pays, de tels dispositifs législatifs n'existent pas.

Les personnes en transition dans leur changement de sexe peuvent aussi susciter le rejet dans leurs démarches. Les transsexuels subissent aussi souvent l'homophobie de personnes qui confondent le transsexualisme avec l'homosexualité. Les disctriminations sont souvent liées aux préjugés sur les transsexuels.

Elle peut aussi prendre la forme d'un refus d'accepter l'expression de l'identité de genre de ces personnes. Des féministes non-mixtes ont exclu des femmes de certains groupes, ou leur ont refusé l'accès à certaines manifestations parce qu'elles étaient de sexe masculin à la naissance (au Festival de musique féminine du Michigan, dans les années 1990[7], ou dans un bar lesbien de Paris en 1999[réf. nécessaire]).

De même, des transsexuels et des transgenres ont pu ressentir de la transphobie de la part d'homosexuels qui les rejetaient parce qu'ils ne les considéraient pas comme des hommes (qu'ils soient MtF ou FtM).

Transphobie psychiatrique

Dans leur appréhension du transsexualisme, certains psychiatres qualifient le transsexualisme au mieux de syndrome (tel qu'enoncé par le sexologue Harry Benjamin) ou encore de psychose[8], une généralisation souvent vue comme insultante et pathologisante[9].

Dans les années 1980, certains psychanalystes assimilaient l'opération de changement de sexe à une simple castration et allaient jusqu'à parler d'"eunuques". Ils en concluaient que les transsexuels étaient des "monstres" après leur opération, et qu'ils devaient être psychotiques pour la désirer.

Les transsexuels peuvent aussi se voir refuser un traitement hormonal lorsque leur demande ne correspond pas à la vision que leur médecin a du transsexualisme[10].

Nombre de transsexuels fulminent devant le protocole officiel, crée par les Dr Cordier, Chiland et Gallarda. Selon eux, les équipes officielles sont transphobes et une transition faite dans le protocole conduit inévitablement à l'abattoir [sic].

Références

  1. ILGA
  2. OMCT
  3. ASB
  4. TGEu
  5. BBC Brazil
  6. Vacarme
  7. Étude d'Aaron Devor
  8. Article de Pierre-Henri Castel
  9. Trans-aide
  10. Dictionnaire de l'homophobie, PUF, 2003, article « Transphobie », p. 408

Voir aussi

Bibliographie

  • Viviane K. Namaste, Invisible Lives, The Erasure of Transsexual and Transgendered People, Chicago, Chicago University Press, 2000.
  • Pat Califia, Le Mouvement transgenre, changer de sexe (1997), Paris, EPEL « les grands classiques de l’érotologie », 2003.
  • Marie-Hélène Bourcier, Sexpolitiques, La Fabrique, 2005.
  • Transgender Rights, University of Minnesota Press, 2006.
  • Alexandra Augst-Merelle et Stéphanie Nicot, Changer de sexe : Identités transsexuelles, préface de Martin Winckler, Le Cavalier bleu, 2006.

Liens internes

Liens externes

source : Wikipédia

LIRE AUSSI >
. «Les trans sont des cibles aisées» "La transphobie est la problématique la plus criante et la plus ignorée des questions LGBT" Interview de Louis-Georges Tin, à l’origine de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie dans Libération (15 mai 2009)
. Transphobie : les diagnostics psychiatriques jouent un rôle non négligeable
 
ACTU  / FRANCE : (mars 2011) L’Inter Trans (HES, ACTHE, Acceptess-t)  présente son nouveau projet inter associatif  : la Carte de la transphobie pour répertorier sur tout le territoire français les discriminations et les violences subies respectant le lexique international utilisé pour l'atteinte aux droits humains : HURIDOCS.

Choses dîtes...

(sans commentaire)
 

Badinter Elisabeth (écrivaine)

« Psychotiques, rétifs à tout traitement psychanalytique, ou “ curieuse erreur de la nature ”, les transsexuels adultes demandent le changement de sexe pour être en paix avec eux-mêmes. »
Elisabeth Badinter, XY. De l'identité masculine, Odile Jacob, Paris, 1992, p. 70

Garraud, Jean-Paul (magistrat, député UMP de Gironde)

« Quand on commence à dresser une liste, le risque est grand d’oublier certains. Les transsexuels ne vont-ils pas prochainement revendiquer, eux aussi, puisqu’ils ne sont pas visés par le texte ? » (À propos de la création de la HALDE)
Jean-Paul Garraud, in Action Universitaire (1ère édition sur le site de l'UNI), entretien du 14 novembre 2004.

Lestrade, Didier (fondateur d'Act-Up et de Têtu)

« Dans le petit milieu parisien, tout le monde a entendu parler de ces gays qui ont récemment décidé de devenir des femmes. Ce que je veux dire, c'est que dans le transgenre et tout ce qui va avec, il y a des personnes qui se persuadent facilement que rejoindre le sexe opposé résoudra leurs problèmes. La quête de l'identité est devenue un passe-temps. Si cela les occupe un certain nombre d'années, je redoute le fait qu'une fois l'objectif atteint, ils ne soient pas plus satisfaits qu'avant.(...) Le pire qui me fut donné de voir, c'est cet atroce film de Titan, Cirque noir, où des mecs baraqués commencent une scène de sexe, bientôt rejoints par un autre mec baraqué qui, pour une raison étrange, garde son pantalon – ce qui est assez rare dans la pornographie. Plus tard il finit par se déshabiller et on découvre, horreur, que ce mec viril a un vagin. Quand j'ai vu ça l'effet a été tellement débandant que je n'ai pas pu me branler pendant trois jours ». 
Didier Lestrade, Cheikh – journal de campagne, Flammarion, 2007, page 113.

Majster, Nathanaël (magistrat)

« L'enfant sera ainsi né d'un individu, son père, qui sera devenu une femme, ce qu'un tribunal atteste, sans que la douleur, le désarroi de l'enfant devant cette scène d'horreur, ne fasse réfléchir ni reculer. »
Nathanaël Majster, cité par Marcel Czermack (Psychiatre), Comment ne pas être déprimé, Journal français de Psychiatrie n° 8.

Mc Doom, Vincent (mannequin et animateur TV)

« Les transsexuels sont des chauve-souris qui n'aiment pas se montrer au grand jour. »
Vincent Mc Doom, in Tuner (site d'information indépendant sur les médias), propos recueillis par Fabrice Staal, le 30 mars 2007. 

Nabe, Marc-Édouard(écrivain)

« Tous ces noirs mal blanchis me font penser à ces travelos hermaphrodites horribles, ces transsexuels immondes qui, après « l’Opération », se retrouvent ni hommes ni femmes, ni bête ni rien »
Marc-Édouard Nabe, Au régal des vermines, Le Dilettante, 2006.

Pettiti Louis-Edmond (magistrat)

« Le système de mise à l'épreuve pour un contrôle médical s'impose. Le vrai transsexuel l'accepte et admet en même temps un contrôle psychiatrique. Le sujet qui n'est pas un vrai transsexuel veut accélérer le passage à l'opération. »
Louis-Edmond Pettiti, Les Transsexuels, PUF, Que sais-je ?, 1992

source : Trans Aide

Transphobie & Discriminations > A qui signaler les faits?
http://www.cncdh.fr/article.php3?id_article=336

http://www.halde.fr/Contact.html

> VELA (Collectif pour informer et témoigner sur les discriminations envers les lesbiennes, les gays, les bis, les trans et les intersexes ainsi que pour organiser des actions contre ces discriminations) - http://vela.over-blog.com

 

Michelle Blanc se confie sur la transphobie en voyage 

Un véritable parcours qu'a vécu Michelle Blanc. Montréalaise, spécialiste en marketing web et transsexuelle, cette dame parcourt le monde malgré cette différence marquante qu'est l'identité du genre. (source : touristiquementgay.com, 19 octobre 2010) 

Michelle-blanc-medias-sociaux Michelle Blanc. Photo : ©OSA IMAGES.

 

L'article « Transphobie en voyage », publié lundi par Touristiquement Gay, a suscité de nombreuses réactions. Afin de bien comprendre la réalité des femmes et des hommes transsexuels, nous avons rencontré Michelle Blanc.

 

Montréal -  Née sous le nom de Michel Leblanc, Michelle Blanc est aujourd'hui mondialement connue pour les questions de stratégie et de marketing web. Riche en contenu, son blogue pousse les gens à mieux comprendre et adapter leurs entreprises aux médias sociaux. Avec son livre « Les Médias sociaux 101 », on y retrouve certains de ses billets du blogue et elle documente les changements majeurs que le Web apporte à notre quotidien. Michelle Blanc s'est surtout fait connaître par les Québécois lors de son passage à la populaire émission Tout le monde en parle en novembre 2008. Depuis, madame Blanc a vécu de nombreuses menaces de morts et de messages haineux. Tout ça à cause de sa transsexualité.

Touristiquement Gay relatait plus tôt cette semaine les difficultés que pouvaient vivre les personnes transsexuelles en voyage.

« C'est une véritable angoisse qui commence ». C'est un fait. Plusieurs problèmes se posent lorsqu'une transsexuelle décide de partir en voyage. Dès l'entrée aux douanes, plusieurs questions sont demandées. Il est encore plus ardu lorsque l'on entre dans certains pays des Caraïbes ou villes américaines. Lorsque Madame Blanc arrive à une douane de Paris « il n'y a pas trop de problèmes, ni de niaisages. J'ai seulement à montrer mes papiers de ma chirurgienne ».

Le fait est qu'il devient inconcevable pour Madame Blanc d'aller dans certains pays musulmans. Dans ces pays, l'homosexualité est passible de peine de mort, mais faut-il encore le prouver. Pour une transsexuelle, une certaine évidence est clairement identifiable. Une transsexuelle meurt pour des raisons de différence à tous les trois jours dans le monde.

 

Transphobie en vacance : une réalité

L'un de ses pires voyages a été celui à Key West aux États-Unis. Réputer pour être une destination gay friendly et d'ouverture, il en était tout autrement pour elle. Tout au long de sa visite, Madame Blanc a vécu bon nombre de mépris et d'injures verbales de la part de la population locale. Est-ce parce qu'elle a été hors de la saison touristique ? Comment une transsexuelle peut etre renseignée sur l'ouverture d'une destination à cette différence lorsque même une destination s'affichant gay friendly affiche un mépris.

Que ce soit dans les rues, dans un bar, dans un restaurant et même à l'hôtel, des situations difficiles peuvent survenir sans prévenir. Regards malsains, ignorance et dégoût, ce ne sont que quelques mots qui résume ce que peut vivre madame Blanc lors de ses nombreux voyages à l'étranger.

Même dans un Club Med gay il devient parfois difficile de se sentir parfaitement accepter. Dans les Îles Turquoises, elle se souvient que le Club Med comptait environ 70% du personnel ayant un comportement adéquat avec elle, mais que le 30 % restant étant très inconfortable fasse à sa transsexualité.

Des raisons culturelles et religieuses font souvent en sorte que les gens posent des jugements sur la condition des transsexuelles. Dans bon nombre de pays, les femmes sont à la base, des gens considérés inférieurs. Imaginez lorsqu'une personne est transsexuelle. L'image de la transsexuelle prostituée est encore bien présente dans toutes les cultures du monde. Même dans les pays industrialisés.

  

Les lois oubliées pour les transsexuelles
Heureusement qu'il y a des mouvements politiques qui font pression sur les gouvernements pour que les choses changent. Au Canada, ces mouvements se font encore timides. L'identité du genre ne fait pas encore partie des crimes haineux. Cela veut donc dire que si une transsexuelle se fait suavement assassiner pour cause de différence, l'agresseur ne sera pas jugé pour un crime haineux.

Le Canada veut changer cette politique et inclure aux crimes haineux, ceux sur l'identité de genre. Mais encore il faut qu'il passe au gouvernement fédéral. Ayant un gouvernement conservateur, beaucoup de travail est à faire pour passer des changements de ce genre.

Ce projet de loi est rendu en troisième lecture. Le NPD, le Bloc Québécois et le Parti libéral du Canada confirment qu'ils adopteront cette loi.

L'éducation, des lois claires et une culture plus ouverte ne feraient qu'aider les transsexuelles à voyager.

 

source : www.gayvoyageur.com

 

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Gay Voyageur 26/03/2016 16:04

Merci pour cet article. Même si le post date de quelques années, il est toujours très intéressant de le lire. Bravo pour votre projet de site internet. C’est intéressant et toujours captivant de le lire. Bravo!