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Publié par caphi

Tous les trois jours une personne transgenre est tuée dans le monde. Ce sont des chiffres d'aôut 2009 révélés par l'Observatoire des personnes transexuelles assassinées, un projet soutenu par l'ONG internationale Transgender Europe, TGEU, en coopération avec le magazine en ligne Liminalis. Selon l'Observatoire, 204 transsexuels ont été assassinés depuis un an et demi. (source : veryfriendly.fr, 6 Août 2009)

Tous les trois jours une personne transgenre est tuée dans le monde / TransAmerica / Veryfriendly photo tirée du film TransAmerica
En 2008, 121 transsexuels ont été tués, tandis que, dans les 6 premiers mois de 2009, le chiffre en est déjà de 83 affaires, et cette année dépassera donc sans doute l'année dernière !
Malheureusement, ce chiffre déjà énorme pourrait être beaucoup plus élevé parce que ce ne sont que les cas qui ont été mis à jour. On ne parle pas des disparitions suspectes et des crimes qui ne sont pas classés dans la catégorie "tués parce que transgenre"... Autant dire, la frilosité de certains pays laisse présager beaucoup plus de cas réels.

Selon l'observatoire, la transphobie n'a pas de frontière, même si la plupart des meurtres ont eu lieu en Amérique Latine : 75% des assassinats de transsexuels en 2008 et 88% au cours des six premiers mois de 2009.
Dans ce triste classement, le Brésil tient la première place avec 59 meurtres, et les États-Unis, avec 16 transsexuels assassiné en 2008. Suivent la Colombie avec 11 meurtres, 5 au Honduras et au Mexique et 4 au Venezuela. LIRE la suite

 

20 Novembre - Une Journée internationale contre la transphobie

La Journée Internationale du Souvenir Trans du 20 Novembre rend hommage à toutes les victimes de transphobie. Une occasion pour l'Inter-LGBT de faire un bilan en demie teinte de la situation des personnes trans en France et dans le monde.

source E-llico.com, 20/11/2013

Le Transgender Day Of Remembrance (T-DOR) a vu le jour en 1999 pour rendre hommage à Rita Hester, femme trans afro-américaine assassinée le 28 novembre 1998.

 

Depuis 15 ans, la communauté trans organise un peu partout dans le monde la Journée International du Souvenir Trans pour rendre hommage à toutes les victimes de transphobie.

Les chiffres des meurtres transphobes sont terrifiants : cette année 238 assassinats de personnes trans ont été recensés, ce qui correspond à presque à 20% de plus de personnes assassinées par rapport à l’année dernière.

Ces personnes ont été tuées dans 29 pays dans les 12 derniers mois. La plupart de ces crimes ont été commis au Brésil (95), au Mexique (40), et aux Etats Unis (16),  suivis par le Venezuela (15), le Honduras (12), la Colombie (12) et Le Salvator (5). En Asie, c’est en Inde que l’on recense le plus de cas d’homicides (8). En Europe c’est la Turquie (5) et l’Italie (5) qui détiennent le triste record.

En France, on se souvient de l’assassinat de Mylène, tuée à coups de marteau à Limoges au mois de juillet dernier.

TransGender Europe, la fédération européenne des associations de défense des personnes transgenres, rappelle que ces meurtres sont souvent extrêmement violents, comportant des tortures et des mutilations.

Toutefois, dans le même temps, les personnes trans sont de mieux en mieux intégrées dans la société. 

"Aussi, constate l'Inter-LGBT qui [a appelé à manifester le 20 novembre 2013] place de la Bastille à Paris, entre haine et bienveillance, la loi doit apporter un cadre protecteur aux citoyen-ne-s et favoriser l’épanouissement de leurs activités économiques et sociales".

"Vis-à-vis des actes hostiles, nous nous réjouissons que la transphobie soit à présent reconnue comme une discrimination, au même titre que celles commises en raison de l’origine, de la religion ou de l’orientation sexuelle, expliquent Florence Bertocchio et Clémence Zamora Cruz, de l’inter-LGBT en charge des questions TransMais les difficultés rencontrées par les personnes trans pour mettre à jour leurs documents d’identités demeurent. Elles sont injustifiées et désuètes. Elles empoisonnent la vie des personnes trans mais sont aussi une source de problèmes inutiles pour les entreprises et les administrations. Une loi protectrice doit voir le jour en France pour respecter les droits humains des personnes concernées".
 

Absence de soutien aux victimes, homophobie et transphobie institutionnalisées… Les pays européens peuvent mieux faire.
Crimes homophobes et transphobes: selon un rapport d’Amnesty International, l’Europe doit faire des efforts
Publié le 18 septembre 2013, le rapport d'Amnesty International intitulé "À cause de ce que je suis" met en lumière les violences dont sont victimes les personnes LGBT en Europe, mais surtout les manques législatifs des pays pour répondre aux crimes de haines motivés par l'homophobie et la transphobie (lire la suite > http://yagg.com/2013/09/23/crimes-homophobes-transphobes-selon-rapport-damnesty-international-leurope-doit-faire-des-efforts/)

LES RECOMMANDATIONS D'AMNESTY INTERNATIONAL

L'ONG exhorte les États à faire en sorte que l'identité de genre et l'orientation sexuelle soient considérées comme des caractéristiques protégées pouvant être à l’origine d’un crime de haine. Elle incite aussi les États à s'assurer que les autorités chargées des enquêtes soient tenues d’enquêter sur toute allégation de motivation homophobe ou transphobe et que les tribunaux en soient systématiquement informés. De plus, les autorités devraient aussi recueillir des informations et des statistiques sur les crimes homophobes et transphobes, et être formées et sensibilisées sur ces questions. Les recommandations d'Amnesty International sont aussi destinées à l'Union européenne: «Elle doit réexaminer la décision-cadre 2008/913/JAI pour garantir qu’elle aborde de façon exhaustive toutes les formes de crimes de haine, notamment ceux commis en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre de la victime [actuellement sont pris en compte le racisme et la xénophobie]. Ce texte révisé devra également comprendre des principes obligeant les États à mettre en œuvre les mesures nécessaires pour que les allégations de motivation haineuse soient entièrement prises en considération par les autorités compétentes lors des phases d’enquête et de poursuites
> Lire le rapport "A cause de ce que je suis sur Amnesty International" > http://www.amnesty.org/fr/library/info/EUR01/014/2013/fr


20 novembre : journée internationale en mémoire des victimes transgenres 
Cette journée est l’occasion de rendre hommage aux victimes de crimes, de violences, maltraitances et persécutions transphobes.

La transphobie tue !

Dans le monde, des milliers de personnes transgenres ont été assassinées ces dernières années,ou poussées au suicide,à cause de la “soi-disant norme” sur les sexes et les genres.

La violence qui s’exerce à l’encontre des personnes transgenres n’en demeure pas moins bien réelle : discriminations, moqueries, insultes, maltraitances, agressions pouvant aller jusqu’au viol.

Cette violence prend souvent un caractère sexiste ou homophobe. Elle peut aussi s’accompagner de racisme.

International Transgender Day of Remembrance (T-DOR) est célébrée dans de nombreux pays et par de nombreuses associations.

> Les évènements organisés en France (TXY.fr)


> NOUVEAU > VELA (Collectif pour informer et témoigner sur les discriminations envers les lesbiennes, les gays, les bis, les trans et les intersexes ainsi que pour organiser des actions contre ces discriminations) - http://vela.over-blog.com

précédemment...

Le meurtre de la jeune trans’ Lateisha Green qualifié de “crime de haine” par la justice américaine

par Hélène Hazera, yagg.com, 26 août 2009
C’est le 18 août dernier que la sentence du procès du meurtrier de Lateisha Green a été rendue à Syracuse, État de New York. Lateisha, une trans’ afro-américaine, avait 22 ans quand Dwight R. DeLee l’a assassinée à coups de carabine, le 14 novembre 2008. Ce procès était devenu une cause célèbre car des activistes se sont joints à la famille pour mettre en évidence combien les personnes trans’ d’origine afro-américaine étaient victimes de violences, aux USA, sans que la justice s’émeuve plus que cela. C’est la première fois dans l’État de New York qu’un crime ayant frappé une personne trans’ reçoit la qualification de “crime de haine”, la deuxième dans l’histoire des États-Unis.

“UN MESSAGE CLAIR”

Un jury de douze personnes a jugé Dwight R. DeLee coupable d’assassinat au premier degré, de crime de haine et de possession criminelle d’arme à feu, il a été condamné à une peine de 25 ans de prison pour l’assassinat, et de trois ans et demi à sept ans pour la possession criminelle d’une arme. Michael Silverman, avocat de
Transgender Legal Defense and Education Fund (TLDEF), une association dédiée aux droits civiques des personnes trans’, qui s’est investi dans ce procès avec d’autres associations, a déclaré à l’issue de ce dernier: “La sentence envoie un message clair: désormais les actes de violence contre les personnes trans’ seront lourdement pénalisés”. La famille de la jeune trans’ assassinée a été très présente durant le procès. Sa mère a pu prendre la parole et s’adresser à l’assassin de sa fille. Elle a publié un communiqué dont voici un extrait: “Nous pouvons juste espérer que plus on parlera de Teish et de sa vie, plus cela permettra d’éviter qu’une autre balle prenne une autre vie”.

Ailleurs sur le web:

lien de l'article : http://www.yagg.com/2009/08/26/le-meurtre-de-la-jeune-trans-lateisha-green-qualifie-de-crime-de-haine-par-la-justice-americaine-876/
 

L’assassinat d’une trans’ aux États-Unis relance le débat sur la transphobie dans les médias

Le communiqué nous vient de la Coalition des trans’ de Washington (DCTC). Tyli’a “NaNa Boo” Mack, 21 ans, est morte des suites d’une attaque à coups de couteau pendant l’après-midi du 26 août dernier, dans une rue du nord-ouest de Washington, pendant que son amie, également attaquée, était dirigée vers les urgences d’un hôpital où elle demeure en situation critique.

par Hélène Hazera, yagg.com, 29 août 2009

“MÂLES TRANSGENRES”

L’incident s’est déroulé non loin des bureaux du Transgender Health Emporwerment (THE) où les trans’ peuvent recevoir de l’aide (et dont les subventions ont été diminuées récemment). NaNa Boo en était usagère. Le communiqué du DCTC proteste contre la façon dont la police locale a rédigé son communiqué, parlant de “mâles transgenres” en divulguant leurs prénoms masculins (et insinuant que les deux trans’ ont pu se battre entre elles), et demande aux journalistes de rectifier eux-mêmes. Ce que n’a pas fait le Washington Post qui a relaté le meurtre en parlant de “deux hommes poignardés”. Le DCTC appelle donc la police et les médias à respecter l’identité de genre des victimes. L’agence Associated Press, l’équivalent de l’AFP, a déjà signé une convention avec les associations trans’ pour le respect de l’identité des personnes dont les journalistes parlent… Une convention qui devrait s’acclimater ici.

Dès les premiers jours du gouvernement de Barack Obama (qui pendant sa campagne avait invité des prêcheurs “guérissant” l’homosexualité dans ses meetings), des petites mesures symboliques pro-trans’ ont été prises, comme celle de ne pas poursuivre le procès mené contre une employée de la Librairie du Congrès (l’équivalent de la Bibliothèque Nationale) qui avait “transitionné” sur son lieu de travail. Le Président pourra-t-il endiguer la violence faites aux trans’ dans son pays?

       
Plus récemment...

[Afrique du Sud] La communauté gay traumatisée par un crime sauvage

Un jeune homme sud-africain a-t-il été victime d’un crime homophobe et violent?

Thapelo Makutle, un transsexuel de 23 ans, a été assassiné de manière particulièrement sanguinaire, le 9 juin rapporte Pretoria News . Le corps mutilé a été retrouvé dans une chambre qu’il louait à Kuruman une ville de la province de Cap-du-Nord (550 km au Sud-Ouest de Pretoria ).

Le 14 juin, la police locale a donné plus de détails sur le crime. Makutle a été quasiment décapité, sa langue arrachée. En plus de cela, une partie de ses organes génitaux ont été découpés et placés dans sa bouche. D’après la police, les motifs du crime restent inconnus.

Néanmoins, les mutilations pourraient suggèrer un crime homophobe. Shaine Griqua, directeur de l’organisation lesbienne et gay de Cap-du-Nord (Legbo), en est convaincu.

Makutle était un militant de l’association gay locale, récemment couronné Miss Gay Kuruman.

La communauté homosexuelle locale est ébranlée. Il s’agit de la quinzième attaque contre un de leurs membres en trois mois, rapporte Griqua.

«La communauté est traumatisée, ils sont choqués… (Nous nous sommes) rassemblés la nuit dernière et nous avons été au côté de la famille», Jabu Pereira le porte-parole de Legbo auprès de la chaîne d’informations Al-Jazeera.

Une cérémonie de recueillement sera organisée le 15 juin. Les organisateurs de la Legbo attendent mille personnes afin de lancer leur campagne contre les crimes haineux homophobes.

Lu sur Pretoria News , Al Jazeera transmis par Slate Afrique, 15 juin 2012

http://www.slateafrique.com/89257/afrique-du-sud-communaute-gay-crime-sauvage


Transphobie & Discriminations > A qui signaler les faits?

L’ A.N.T. publie une carte des droits des personnes transgenres à travers le monde (Yagg, 28 août 2012). L'Association nationale transgenre (A.N.T., anciennement Trans Aide) invite la France à prendre l'Argentine en exemple en matière de législation relative à l'identité de genre, et publie à cette occasion une carte des droits des personnes trans' concernant le changement d'état civil à travers le monde. > LIRE

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Janel 13/08/2012 23:41


Chère Caphi


A lire tout cela, il semblerait que nous ayons fait quelque chose dont autrui pourrait nous tenir grief violemment, jusqu'à la mort. Je m'interroge sur la négation de notre droit à exister. J'ai
malgré tout envie de rester positive.


Merci pour votre blog.


Janel