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Town toilets attract gay sex
Une Miss India pour les transsexuels. Après être devenu le premier État à reconnaître les transsexuels en tant que sexe séparé, le Tamil Nadu va organiser à CHENNAI le 19 décembre 2009, un concours de beauté pour transgenres afin de leur permettre de lutter contre la stigmatisation sociale. L'organisateur (ICWO) est en pourparler avec les ONG et les sociétés de lutte contre le SIDA à travers le pays pour organiser le spectacle dont il espère qu'il contribuera aussi à renforcer le réseau de la communauté. (source : Times of India, 2-09-2009)
Transsexuel et présentateur télé ? Tout est possible en Inde. Dans son talkshow hebdomadaire diffusé au Tamil Nadu, Rose s'attaque à tous les sujets tabous : sexe, divorce, violences. Avec pour espoir "de faire changer les choses" et d'attirer l'attention sur la communauté transsexuelle indienne, objet de toutes les discriminations.[média] Rose défie les tabous sur le petit écran
par Emil Sinclair, Aujourd'hui l'Inde, 30/5/2008
Yours, Rose : un talkshow explosif
De son vrai prénom, Rose s'appelle Ramesh. Elle est le premier transsexuel à occuper le poste de présentateur télé, sur les traces de Begum Nawazish Ali, qui l'a précédé de deux ans au Pakistan. Mais c'est aussi l'émission qu'elle présente qui sort des chemins battus. Ipaadiku Rose, son talkshow hebdomadaire, est diffusé chaque vendredi soir à dix heures dans l'Etat du Tamil Nadu. Pendant une demi-heure Rose mène le débat sur des sujets "chauds", entourée d'intervenants, spécialistes ou non. "Je veux m'attaquer à tous les sujets tabous et faire changer les mentalités". Divorce, harcèlement sexuel, drogue ou encore sexe avant le mariage sont au programme. Une première dans cet Etat réputé très conservateur.
Cela fait quatre ans que Rose s'habille en femme. Mais elle se bat encore pour se faire accepter, par sa famille, par la société. "Mes proches me disent que, oui, je suis peut-être un transsexuel, mais ils préfèrent que je ne m'habille pas en femme et me sollicitent sans cesse pour que je me marie". Elle n'est toujours pas autorisée à porter des saris à la maison, et sa mère continue à cacher ses robes et ses bijoux dès qu'elle en a l'occasion. Pire encore, elle s'est cachée pendant des années de ses voisins. "Je quittais la maison en homme, et je me changeais ensuite en femme. J'avais peu qu'ils ne raillent mes parents".
Les membres du "troisième sexe", aussi appelés hijras, ont longtemps bénéficié d'une tolérance traditionnelle héritée de l'Antiquité. Mais la situation s'est inversée dans l'Inde contemporaine. Victimes de discriminations au sein de leur famille, à l'école, ils sont nombreux à se tourner vers la mendicité et la prostitution pour survivre. Une situation qu'ils ont rarement choisi : il leur est difficile d'obtenir des emplois normaux. "Lorsque j'ai fait mon coming-out, mon employeur n'a pas renouvelé mon contrat de travail" explique Rose, diplômée d'ingénierie chimique aux Etats-Unis.
"Je veux prouver qu'un transsexuel qui est beau, qui a des capacités et à qui on donne une opportunité peut réussir", explique Rose. Et rompre ainsi avec les clichés dévalorisants associés aux hijras. Donner une image différente de cette communauté qui n'apparaît la plupart du temps au cinéma que pour être dévalorisée ou tournée en dérision. "Le talkshow de Rosa va aider les téléspectateurs à porter un autre regard sur les transsexuels", commente Pradeep Milroy Peter, directeur des programmes de STAR Vijay, la chaine qui diffuse l'émission. "L'Inde est encore très conservatrice. Nous avons des missiles balistiques mais nous nous demandons encore s'il faut autoriser les cours d'éducation sexuelle dans les écoles", poursuit-il.
Les mentalités changent doucement, mais la frontière entre ce qui est acceptable et "immoral" reste floue : Rose ne peut pas non plus tout dire sur tout. A commencer par le mariage, qu'elle considère pourtant comme non naturel : "C'est une institution tellement établie en Inde qu'il n'est pas pensable de la remettre en cause. Je ne veux pas effrayer les gens, je veux les atteindre". Peut-être se souvient-elle de cette actrice tamoule, dont la carrière avait été compromise en 2005 après qu'elle se soit prononcée en faveur des relations sexuelles avant le mariage.
Pour voir une vidéo de Rose sur Youtube : Cliquer ici.
lien de l'article : http://www.aujourdhuilinde.com/actualites-inde-rose-defie-les-tabous-sur-le-petit-ecran-1492.asp?1=1
En Inde, les trans' menacent de boycotter les élections si elles et ils n'obtiennent pas la mention "troisième sexe" sur les cartes d'électeurs
(source : The Press Association [english] transmis par Yagg, 5 mai 2009)
Kalki Subramaniam (photo), l'activiste de Chennai (côte
sud-est de l'Inde) à l'origine du projet, dévoile ses intentions pour TÊTU: «Avec ce site, je cherche d'abord à aider les femmes transsexuelles à trouver le compagnon parfait. Mais je veux
aussi soulever la question de leur droit au mariage et à l'adoption.» Six profils, tous rédigés en tamoul, sont déjà en ligne. Kalki attend les premiers retours pour poster de nouvelles
annonces.
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