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Un apercu de l'aujourd'hui ou en finir avec un système et ouvrir un
dialogue
Le mot "transsexualité" appelle immédiatement la notion de "changement" de sexe.
Cependant, face à la réalité des particularités liées à l'identité de genre, de nouveaux termes sont nés, principalement issus du fait qu'un individu (homme ou femme) peut tout a fait
revendiquer un changement de "genre social" sans pour autant désirer une intervention chirurgicale, voire une hormonothérapie (le plus couramment employé:
transgenre).
Il existe donc aujourd'hui une nouvelle "transsexualité", intégrant toutes les couleurs du genre y compris la possibilité de "va-et-vient" (identité
intergenre) et dans laquelle les « transformations » physiques -plus ou moins "poussées"- ne sont pas incontournables et l’on parle aujourd’hui d’épanouissement personnel et non
d’anormalité.
Il est important de souligner que la notion de genre et ses particularités est présente chez
l'humain depuis toujours et d'insister donc sur le fait que nous ne sommes pas en présence d'un phénomène de mode.
Il n'y a certainement pas plus de personnes concernées aujourd'hui à travers le monde qu'il y a des centaines d'années. C’est le développement d'une société libre qui permet à ses
individus un épanouissement individuel pour tous et non seulement pour une « moyenne lambda » correspondant à des critères que l’on croit bien connus.
Une remise en cause totale de la perception par les institutions de ces particularités en Europe
est nécessaire. Les quelques fonctionnements en place étant archaïques et ne correspondant pas à la réalité. C’est pourquoi, de façon individuelle et de plus en plus de façon collective,
les intéressé(e)s questionnent et proposent, dénoncent et s’opposent.
On aurait pu penser que, simplement, les interlocuteurs (principalement les politiques, médias et CNAM) , interpellés par les organisations, auraient été intéressés par une réflexion
commune et la recherche de solutions aux cas particuliers découlant des questionnements liés au genre (prise en charge financière, retirer la transsexualité de la liste des maladies,
etc.).
Mais il n'en est rien.
Ces interlocuteurs appliquent un principe de barrage frileux, se masquant derrière
quelques psychiatres autoproclamés "spécialistes de la transsexualité" jusqu'à nier certaines évidences.
On ne peut s'empêcher de penser à la façon dont l'homosexualité était perçue il y encore quelques années en France (rayée des "pathologies" dans les années 70).
Même si l’on peut tout simplement parler d’épanouissement personnel, de liberté et de droit à la
différence, il devient complexe de présenter de façon exhaustive ces ressentis, ces positions, les désirs et les revendications de chacun. Complexité directement liée à la richesse
naturelle des différences chez l’humain.
Le heurt principal est sous doute la difficulté de « définir », de savoir de quoi l'on parle, parasité par une image médiatique incomplète, à travers notamment les émissions « people »
dans lesquelles il n’est pas rare par exemple de voir des confusions évidentes entre « l’orientation sexuelle » et « l’identité de genre ».
Parler par ailleurs uniquement des cas transsexuels intégrant une CRS (chirurgie de réassignement de sexe) n’est pas suffisant, il s’agit uniquement d’une part de la réalité des
particularités de l’identité de genre.
Grâce en grande partie au développement des moyens de communication instantanés proposés par
internet, les échanges de points de vue, les confrontations de "parcours" ont permis une organisation rapide de la réflexion de groupe. Il en naît régulièrement des associations formelles
ou informelles, locales ou nationales, ayant pour la plupart des objectifs communs tels que:
- Le retrait de la transsexualité de la liste des pathologies, (qui n’exclut pas un bilan de santé,
un co-diagnostic, une aide psychologique, la prise en charge des changements médico-chirurgicaux liés au transsexualisme),
- Le développement d'une "vraie" communication en direction du public le plus large possible, notamment à travers des actions culturelles, politiques, médiatiques pour informer
directement,
- L’entraide pour éviter l'isolement,
- Le droit au changement de l'état-civil sur simple demande gratuite, en raison des difficultés sociales liées au transsexualisme pour une égalité de droits.
- La démarche juridique doit être liée à la démarche médicale et non séparée et en fin de parcours,
- La prise en charge financière des frais liés au « parcours » (quand il y en a un) pour une égalité des droits.
S'organiser démontre le nécessaire besoin de parole, logique dans une société dite "ouverte" dans
laquelle la liberté d'expression et le droit à la différence sont des fers de lance.
Les « mouvements » et les réflexions se développant chaque jour, certains médecins prenant position de façon encore informelle, on peut penser qu’à court terme, l’ensemble de ces
structures se fédérera, sans doute au niveau européen et que les professionnels concernés sauront participer à cette remise en cause si nécessaire.
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