Revues de presse et de blogs par une journaliste transgenre qui traite de la TRANSIDENTITE (appelée improprement "transsexualité").Le blog "Différences" est devenu aujourd'hui une REFERENCE FRANCOPHONE sur la TRANSIDENTITE
12 Octobre 2008
Près de 400 personnes à la marche des transsexuels dans la capitale
Au coeur de l'Existrans 2008, douzième marche des
trans et intersexes
«Des droits! Des lois qui respectent nos choix!» «C'est pas au psy de me dire qui je suis!» «Trans exclus, le mauvais genre est dans la rue!» (source :
TETU.com, 13-10-2008)
Les rues de Paris, entre Belleville et Beaubourg, résonnent des slogans-coups de gueule de la douzième Existrans, la marche des trans et des
intersexes, ce samedi 11 octobre. Comme chaque année, les associations LGBT (dont SOS homophobie, Existrans, l'association Transgenre, Les Panthères roses, et aussi des représentants de la
LCR et du PCF) se sont donné rendez-vous dans la rue pour rappeler les difficultés que rencontrent les transsexuels au quotidien.
Sifflets, trompettes, mégaphones, les jeunes trans donnent de la voix, en tête de cortège (photo). Venues en masse, les nouvelles générations
mettent le paquet pour être vues et entendues. Vêtus en pom-pom-girl rose fluo, en ouvrier années 30 avec béret et bretelles, s'enlaçant librement sur la place de la République, ils
attirent l'œil des passants, parfois surpris ou choqués, souvent amusés. Derrière, parmi les anciens, quelques divas, perchées sur leurs talons, le visage grimé, assurent le spectacle
devant des Parisiens bouche bée. «C'est bien que les gens sachent qu'on existe, se réjouit réjouit Hugues, un des manifestants. On vient aussi pour leur montrer qui on est et quels sont nos problèmes. C'est une bonne manière de se sentir un peu moins exclus.»
Sous ses allures de rassemblement festif et coloré, les 500 manifestants sont porteurs d'un message plutôt lourd. «La France est très en retard concernant
la condition des trans, explique à Têtu July, une organisatrice de la manifestation, membre de l'association Résistrans. Ces dernières années, rien n'a été fait pour nous. Il est toujours aussi difficile de se faire faire des papiers qui prennent en compte notre nouvelle identité
sexuelle, il est toujours très compliqué d'accéder à la chirurgie, mais aussi d'être considérés comme des gens normaux.»
Chômage et sida figurent en première place des préoccupations pointées par les manifestants. «Nous souffrons toujours de très importantes discriminations
sur le marché du travail», se lamente July. Les problèmes que rencontrent les transsexuels à l'embauche engendrent trop souvent un terrible cercle vicieux. «Sans emploi, beaucoup d'entre eux tombent dans la précarité, et certains, pour tenter de s'en sortir, finissent par se prostituer, avec les pratiques sexuelles à
risque que cela suppose», déplore Christophe, venu défiler par solidarité. S'il n'existe aucun chiffre officiel les concernant, le pourcentage de transsexuels malades du sida serait
trois fois plus élevé que pour le reste de la population. Au cœur du cortège, les militants d'Act Up-Paris ont brandi de larges banderoles noires aux slogans accusateurs: «Sida: Trans oubliés, trans assassinés!» «Il faut absolument que l'État fasse de la prévention en direction des transsexuels, nous explique Stéphane Deumier,
d'Act Up-Paris. Le nombre de contaminations est très important parmi eux.»
Des organisateurs aux simples sympathisants, le mot «vexations» était sur toutes les lèvres. Les transsexuels se disent outragés par le parcours du
combattant qu'il leur faut traverser pour faire reconnaître officiellement leur nouvelle identité sexuelle. «Lorsqu'on a changé de sexe, on peut changer de
papiers, explique Hélène. En théorie, notre nouveau genre peut apparaître sur l'état civil. Mais en réalité, c'est très compliqué, et très
contraignant. On est encore obligé de passer par une expertise payante, qui coûte très cher.» Enfin, les trans de la manifestation de samedi ont fustigé les lenteurs et la complexité
des démarches pour pouvoir accéder à la chirurgie sans se ruiner. «Le changement de sexe peut être pris en charge par la Sécurité sociale, mais ça
nécessite une procédure très lourde, dans laquelle les psychiatres ont le pouvoir, s'offusque Nico, en tête de cortège. Ce sont eux qui décrètent
si, oui ou non, notre démarche de changement de sexe est justifiée. C'est inadmissible. Nous seuls devrions pouvoir en décider».
Transexuels et intersexes en marche pour l’égalité et le respect
par Claire Berthelemy, osezledire.net, 13 octobre 2008
14h30, place de Belleville, samedi 11 octobre, quelques centaines de personnes attendent le départ d’une marche
méconnue. Il s’agit de la 12e édition de l’Existrans.
Le petit cortège, dont les délégations officielles comme la LCR, le PCF et
Act’ Up pour ne citer qu’elles, démarre dans une ambiance qui se veut calme et bon enfant. Ils ne sont pas là pour « se montrer » comme certains passants l’ont affirmé. Une
psychologue à la retraite s’approche et s’interroge. Après explications, elle dira qu’elle comprend leur besoin d’expression et surtout de reconnaissance : « vous comprenez, défiler
c’est exister aux yeux d’une société qui les mets à l’écart ». Elle ne voudrait pas que ses propres enfants soient transexuels, mais néanmoins, elle sait que ces problèmes identitaires
« ont des répercussions parfois, souvent graves sur leur développement psychique, personnel ou encore professionnel ».
Il est vrai qu’il
peut découler de ce souhait d’être physiquement en accord avec leur psychologie des problèmes qui ne permettent guère aux transexuels de s’épanouir dans une société qui prône la « normalité
».
La marche se poursuit, les slogans fusent. Plus loin trois hommes regardent les manifestants défiler, pas au fait de ce qui se trame, ni des revendications de la marche. Pourtant, les pancartes sont explicites. On peut y lire que « La transphobie à l’école mérite des heures de colle » ou encore que « Pour les Trans, pas d’intégration sans information ni éducation ». Une fois les pancartes lues, ils avouent ne pas se sentir offensés ni choqués : « Nous, on est homos, alors le manque de tolérance, on connait ! Faut respecter les différences et les choix de chacun, après tout qu’ils se sentent mieux dans leur peau une fois changé de sexe, qui ça dérange ? ». Deux des trois hommes s’éloignent et celui qui reste se dit qu’il est « un peu gêné tout de même, c’est pas pareil que les homos, ils font des opérations quand même ».
Dans la manifestation, un jeune
homme et une bande de copains arborant des tee-shirt « I got a Shot » (« j’ai eu une injection ») sont prolixes et décident de se confier un peu. L’un d’entre eux, encore
au lycée, explique qu’il préfère témoigner anonymement, parce qu’il n’a pas envie d’être « mal vu ». Majeur, il est né fille mais « a interdit ses parents de le déguiser en
fille ». Se sentant garçon depuis très longtemps, il a été suivi pendant deux ans par un psychiatre, puis voyant que ça n’aboutissait pas, qu’il était toujours mal dans sa peau, il a
commencé une hormonothérapie en janvier 2008 et a déjà subi une ablation de la poitrine en juin. « C’est la première opération avant de pouvoir justifier d’une autre identité sexuelle
et demander à changer d’état civil. » La seconde est prévu pour décembre et il pourra commencer les procédures.
Pour cette marche, les revendications principales portaient sur la « dépsychiatrisation » de la « transidentité », ainsi qu’une sensibilisation à l’épidémie de Sida qui fait des ravages dans le milieu Trans. « Nous ne sommes pas des malades mentaux » dixit un marcheur d’Act’ Up. Les marcheurs plaidaient aussi pour le retrait de leur « identité » de la liste des maladie mentales, ou encore qu’ils soient répertoriés à la Halde.
Qu’importe l’avis des uns et des autres, samedi, ils et elles avaient tous décidé de marcher d’un même pas, celui basé sur le respect de l’être humain, quels que soient ses choix.
Photos tous droits réservés: Claire Berthelemy
source : Osezledire
Il y a onze ans que nous marchons, et depuis onze ans rien
n’a changé. Certains pays (la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, L’Espagne, la Hollande, le Népal) ont adapté leurs législations à la transidentité. Même si ces aménagements
sont loin d’être parfaits, ils témoignent d’une volonté totalement absente en France. Les réponses de la France à la question trans sont l’immobilisme, les psys transphobes, le
sensationnalisme des médias, le mépris. Dans notre communauté, la majorité fait face, bénéficie d’une vie professionnelle. Mais pour les autres, pour trop d’autres, c’est la précarité et le
non-emploi, un taux de VIH qui double celui des gays, le travail sexuel non choisi, les violences subies rarement prises en compte par la justice... D’un point de vue médical, légal ou
éducatif, tout reste à faire.
Chaque individu construit son genre qui doit lui être personnel, malgré les normes que nous impose la société. Nous demandons la formation, en partenariat avec des associations trans, de tous les personnels médicaux, administratifs et pédagogiques aux problématiques trans et intersexes. Parce que les trans et les intersexes sont confrontés avant tout à l’incompréhension de la société à laquelle ils appartiennent, parce qu’ils sont, dans de trop nombreux cas, en échec scolaire, parce que les violences urbaines naissent de l’ignorance, nous demandons que la transsexualité soit abordée, de la même manière que l’homosexualité, dans le cadre des cours d’éducation sexuelle.
Notre colère est à la mesure des discriminations dont nous souffrons.
RESISTRANS - ASB - Act Up-Paris - MAG
Des manifestations similaires auront lieu à Bruxelles, Madrid, Lisbonne, Corunha, Donosti, Bilbao, Gasteiz, Saragosse.
PARIS, 10 oct 2008 (AFP) - La 12e édition de "Existrans", la marche des personnes transsexuelles et transgenres, se tiendra samedi à Paris pour dénoncer "l’immobilisme" des pouvoirs publics
sur leurs revendications.
"Nous espérons plus de 500 personnes" transsexuelles ou simplement solidaires, a déclaré à l’AFP July, porte-parole de l’association Resistrans qui organise cette manifestation. Le parcours débutera à 14H00 au métro Belleville (19e arrondissement) pour s’achever à Beaubourg (4e). "Il y a onze ans que nous marchons et depuis onze ans rien n’a changé", regrettent les organisateurs dans un communiqué. "Les réponses de la France à la question trans sont l’immobilisme, les psys transphobes, le sensationnalisme des médias, le mépris", ajoutent-ils. Les personnes trans demandent notamment le retrait de leur identité de la liste des maladies mentales (comme ce fut le cas pour l’homosexualité en 1992), en sortant des classifications de l’Organisation mondiale de la Santé. En France, le suivi psychiatrique est obligatoire pour entrer dans le processus de "transition" d’un sexe vers l’autre, d’abord pour commencer une prise d’hormones puis pour décider d’une opération chirurgicale. Choisir son médecin et bénéficier d’une bonne prise en charge par la sécurité sociale des traitements hormonaux et chirurgicaux font également partie de leurs revendications. Les transsexuels demandent aussi une simplification des procédures de changement d’état civil qui nécessitent actuellement des expertises médicales pour constater les modifications corporelles, à la charge du requérant et souvent vécues comme des humiliations. La question éducative sera mise en avant cette année, dans la lignée de la Marche de Fiertés homosexuelles de juin. "Nous accueillons des jeunes qui sont soit au lycée, soit étudiants ou qui sortent tout juste du parcours éducatif : nous sommes en prise directe avec ce milieu qui peut être hostile et qui souvent inculque une norme", explique à l’AFP Alice Guéna, présidente du MAG (jeunes gays, lesbiennes et trans). "Cette norme binaire n’arrange ni les hommes, ni les femmes, même hétéros", a-t-elle fait valoir, plaidant pour "la formation des personnels médicaux, administratifs et pédagogiques aux problématiques trans".
source : AFP transmis par France
Info, 10/10/2008
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Les revendications des transexuels |
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Près de 400 personnes, selon les organisateurs, ont participé à cette 12e édition de "Existrans", la marche des personnes transsexuelles et transgenres, afin de défendre les droits de ces "minorités parmi les minorités". "Nous sommes une minorité parmi les minorités, il est donc important de se mobiliser car, même si les choses évoluent peu à peu, on est encore loin d'être reconnus, et tout ça passe par l'éducation des gens", a expliqué à l'AFP Caphi, 50 ans. Leurs principales revendications.
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Les Verts estiment que l’égalité et la liberté doivent être assurées pour tout le monde en France comme en Europe. Soutenir le combat des trans et des intersexes, c’est montrer quelle démocratie nous souhaitons. Une démocratie généreuse, une démocratie courageuse et fière de sa diversité.
Depuis dix ans que cette marche existe, rien n’a évolué. Le pouvoir médical discrétionnaire fait fi de leur parole et de leurs droits, quand il s’agit notamment d’être reconnu comme trans. La modification de mention de sexe dans l’état civil ou encore le changement de numéro de sécurité sociale tient au mieux du parcours du combattant, au pire s’avère impossible. Notre législation ne fait aucun cas du désir d’être ou de ne pas être femme ou homme, comme il ne fait rien pour faciliter la vie de celles et de ceux qui ne se reconnaissent pas dans leur sexe assigné socialement.
Exception française ? : La France refuse, à la différence d’autres pays européens comme la Hollande ou l’Espagne, de permettre à la trans-identité d’exister légalement. Plus généralement, les actions éducatives et répressives contre les discriminations et les inégalités sont trop anecdotiques pour être efficaces.
Cette absence de politique publique est en soi une violence qui s’applique durement à tous les trans et les soumet à de nombreuses autres difficultés socio-économiques et juridiques : plus précaires socialement, victimes d’un taux de chômage largement supérieur à la moyenne , plus touchés par le VIH, plus victimes de violences sexuelles comme policières et trop souvent hors droit social et juridique faute de papiers en règle, les trans font partie des clandestins les plus discriminés en France et particulièrement en France.
Les Verts ont comme valeur essentielle le respect des libertés publique et la place de toutes les minorités, car ils savent que la pratique démocratique se mesure à l’aune de la capacité à faire une place à toutes et tous.
Les Verts soutiennent la marche des trans et intersexes EXISTRANS qui partira samedi 11 octobre 08 à 14h00 du métro Belleville. Ils appellent à participer à cette manifestation pour l’égalité des droits. Seront notamment présents pour les représenter Anne Souyris, porte-parole des Verts, Dan Lert secrétaire des Verts-Paris...
Anne Souyris, Porte-parole
source : http://conseildeparis.lesverts.fr
photo caphi
(...) Pas besoin de beaucoup de mots pour dire que : ce week-end de l’Existrans a vraiment été génial ! Moi être très content.
La manif en elle-même : Vraiment cool de voir tous mes potes et de rencontrer d’autres ftm (du forum ou d’ailleurs), queer, mtf, butch, etc. Plein de rencontres, de discussions, et de slogans. Je me suis aussi baladé dans Paris torse nu ce qui a été assez jouissif dans son genre (merci Al. de m’avoir motiv).
Quant aux regards des passants, hum, les gens avaient leurs mâchoires décrochées et nous regardaient avec des yeux de merlans fris. J’étais totalement dans la marche et bien
entouré donc je n’ai pas fait tellement attention aux commentaires transphobes ou aux regards méprisants, je préfère retenir l’étonnement total de tous ces
gens. C’était même assez amusant de voir leurs regards perplexes et leur incompréhension. Et puis surtout cela montre à quel point cette marche est nécessaire
!
À ce propos j’ai adoré le moment de l’arrivée devant Beaubourg où il y avait des free huggers très content de pouvoir nous prendre dans leur bras !
(...)
Bref, tout ça était vraiment très cool.
MAIS.
Oui, il y a un mais. En ce week-end d’Existrans, de lutte contre la transphobie, l’un des notre a été tabassé par des connards de transphobes qui méritent la taule. Après avoir cuisiné avec nous il devait aller à Gare du nord puis revenir à la queer food, mais il est tombé sur des monstres transphobes. 22 points de sutures et 2 côtes cassées parce qu’on est trans, ça me mets vraiment hors de moi. Je suis très énervé et je voulais en parler pour rappeler que tout n’est pas fun, rose ou génial.
Du père qui répond à sa fille de 7 ans qu’on est des malades mentaux au groupe de mecs qui veut casser du trans, la transphobie est partout et on a pas fini de lutter contre…
Alors, je sais que la colère ne sert à rien et je n’ai pas envie de m’abaisser à leur niveau. Je dirai même qu’au contraire, cette triste histoire me donne envie de militer encore plus, et me ravis encore plus de travailler sur la brochure en préparation avec le MAG (on en reparlera), de faire un peu de pédago au près de jeunes ou autres, d’avancer sur mes différents projets artistiques, etc.
Etre visible. Quoi qu’il arrive. Parce que se cacher serait leur donner ce qu’ils veulent. Et je refuse de leur faire ce plaisir là.
http://www.transcine.net/perso/blog/wordpress/ octobre 13th, 2008
Eviter les clichés
Réactions de Stéphanie Nicot (porte-parole de Trans
Aide) sur le site du journal Le
Figaro (suite à la dépêche de
l'A.F.P. reprise en version courte sur le site du dît-journal) :
" Ce qui devrait toucher les lecteurs du Figaro ;-) "
Santé Action à Bruxelles et mise en cause de la nouvelle loi du 10 mai 2007 « Ni hommes ni femmes : le binarisme nous rend malades ! ». Ce samedi, une petite centaine de défenseurs de la cause transsexuelle ont manifesté dans les rues de Bruxelles. Cette action, organisée conjointement dans neuf villes européennes, visait à dénoncer « la psychiatrisation des transidentités ».
Et, en effet, à ce jour, la transsexualité est toujours considérée comme un « trouble de l’identité sexuelle ». Tant l’Organisation mondiale de la santé que l’Association américaine de psychiatrie classent ce dernier dans le registre des pathologies mentales.
En Belgique, une nouvelle loi est en vigueur depuis le 10 mai 2007. Toute personne qui désire changer de sexe fait l’objet d’un suivi médical et psychiatrique très strict.
Pour une partie de la communauté trans, il s’agit d’une véritable « tutelle » : « L’Etat ne devrait disposer d’aucune compétence s’agissant de nos prénoms, de nos corps et de nos identités. » Elle dénonce les « lourdeurs bureaucratiques » et réclame que les autorités belges compétentes en matière de santé « se positionnent contre la notion de trouble d’identité sexuelle ».
Changer de sexe est également source de précarité sociale, de discrimination sur le marché du travail, d’exclusion… « Notamment pour les personnes qui vont vers une féminisation, la marginalisation est très forte », dénoncent les associations (Genres pluriels, Les Panthères roses, Maison arc-en-ciel…), qui mènent un combat pour plus d’égalité et de dignité.
Avec une revendication spécifique, à l’échelle européenne celle-là : faire en sorte que les Etats membres accordent le droit d’asile aux « trans’ migrants », persécutés dans leur pays d’origine. Et puis, il y a le vécu des transsexuels au quotidien. « Nous clamons haut et fort que nous ne sommes pas victimes, mais maître(sse)s de notre propre identité, mais nous voulons rappeler toutes les agressions, les assassinats et aussi les suicides de personnes trans’ causées par la transphobie », insistent les intéressés.
Un cahier de revendications a été envoyé aux autorités publiques. Les trans’ réclament le retrait de l’expression « trouble de l’identité sexuelle » des manuels internationaux de diagnostic et de la mention du sexe dans les documents officiels. Et souhaitent un accès libre aux traitements hormonaux et à la chirurgie, ainsi que des actions ciblées de prévention à la transphobie.
Liens sur le site du journal « Le Soir » (Belgique)
Transmis par Genres Pluriels asbl (Belgique) le lundi 13 octobre 2008