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Publié par caphi



Manifestation contre la TRANSPHOBIE à Paris (Beaubourg) le 16 mai 2009 - photos caphi

Journée internationale contre l'homophobie

Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie
(le programme + interview vidéo de Louis-Georges Tin, son fondateur)

La lutte contre la transphobie est au cœur de l'édition 2009 de la Journée contre l'homophobie – qui est en fait une semaine. De très nombreux événements sont organisés un peu partout en France et dans le monde entier (expositions, débats, projections de films, colloque, actions, etc.)

Paris 
jeudi 14 mai, à 19h30, débat sur l'Europe des droits LGBT, fut organisé par Homosexualités et Socialisme (HES), au Musée social.

Plus institutionnel, mais fort symboliquement, le Congrès mondial sur les droits de l'Homme, l'orientation sexuelle et l'identité de genre s'est tenu ce vendredi 15 mai. Organisé par les gouvernements français, néerlandais et norvégien, il a réunis des représentants de pays ayant signé la déclaration pour la dépénalisation de l'homosexualité et des activistes LGBT.

Discours de Robert Badinter contre l'homophobie (source : francediplotv)


ACTU  / FRANCE : (mars 2011) L’Inter Trans (HES, ACTHE, Acceptess-t)  présente son nouveau projet inter associatif  : la Carte de la transphobie pour répertorier sur tout le territoire français les discriminations et les violences subies respectant le lexique international utilisé pour l'atteinte aux droits humains : HURIDOCS.

> lire plus bas

le RAPPORT 2009 sur l'Homophobie : la France à la traîne"

  • Semaine de projections-débats fêtes et évènements LGBT pour l'IDAHO au Cinéma le Nouveau Latina à Paris, en partenariat avec le Centre LGBT Paris Ile-de-France et le collectif IDAHO.
  • Débat homophobie/transphobie animé par Etudions Gayment, jeudi 14 mai à 12h30 sur le campus de Nanterre.
  • Colloque IDAHO sur la transphobie à l'Assemblée Nationale (Paris), jeudi 14 mai de 14 heures à 19 heures (photo caphi ci-contre) Premier du genre, ce colloque a fait le point sur les questions trans' en France, et interpellé les responsables politiques français afin de faire reculer la transphobie en abordant les aspects culturels, les problèmes sociaux et médicaux.
  • Projection de Boy I am en marge du festival IdentiT,  le Festival de films trans de Paris (du 11 au 14 juin 2009) en partenariat avec le collectif IDAHO, à la salle Jean Dame à Paris.
  • Cérémonie en hommage aux victimes de l'homophobie dans l'histoire, sous le patronage de Rama Yade, secrétaire d’État aux Droits de l'Homme, samedi 16 mai à 11 heures sur le Square de l’Ile-de-France, sur l’Ile de la Cité à Paris.
  • Une minute de cri contre la transphobie, à l'appel des collectifs OUTrans et Étudions Gayment suivant l’initiative du collectif montpellierain Pink Freak’x dans le cadre de l’IDAHO. Rendez-vous a été donné ce samedi 16 mai à 16 heures sur le parvis du Centre Pompidou à Paris pour faire un maximum de bruit contre l'homophobie et la transphobie. LIRE > Minute de cri contre la transphobie le 16 mai 2009 (avec OUTrans & Etudions Gayment) (AVEC MON REPORTAGE VIDEO / PHOTOS) - photo caphi >
  • Projection de Nous n'irons plus au bois de Josée Dayan, projection en marge du festival IdentiT et dans le cadre d'IDAHO, dimanche 17 mai à 17 heures au Centre LGBT Ile-de-France à Paris.
  • Célebration interreligieuse contre l'homophobie et la transphobie, entre les associations et organisations David et Jonathan, Communion Béthanie, Devenir Un en Christ, le Beit Haverim, une communauté protestante inclusive (La Maison verte), les rabbins libéraux Daniel Fahri et Célia Surger. Débat suivi d'une célébration œcuménique dimanche 17 mai à partir de 18h30, à la Maison Verte à Paris.

    Puteaux
    Le 14 mai, à 20 heures, réunion-débat avec Jacques Lizé (SOS homophobie), Hervé Gastaud de Gaylib (UMP), Vincent Loiseau de HES (PS), Clément Bascoul de Centr'égaux (MoDem), Richard Sanchez du Collectif Fier-e-s (PCF) et Christophe Bridou en "grand témoin".

    Lyon
    Le 16 mai, à 20h45, projection-débat du documentaire Une femme pas ordinaire, d'Isabelle de Mascolo, en présence de Katia Philippe, conseillère régionale déléguée à la Jeunesse et à la lutte contre les discriminations, qui présentera le Guide contre la Transphobie.

    Lille
      Les Flamands Roses vous invitent à un rassemblement contre l'homophobie et la transphobie le dimanche 17 mai 2009 à midi au marché de Wazemmes (rue du Marché - rue Littré) à Lille.
    Dimanche 17 mai 2009 à 17h : Rencontre-discussion, témoignages et échanges : l'homophobie et la transphobie ici et maintenant, au centre LGBT de Lille Nord Pas-de-Calais, 19 rue de Condé à Lille.
    "Les Flamands Roses" constituent un groupe d'expression gaie et lesbienne. www.lesflamandsroses.com Centre Lesbien, Gay, Bi et Trans de Lille "J'En Suis, J'Y Reste", 19 rue de Condé 59000 Lille (métro Porte d'Arras) tél.: 03.20.52.28.68. Ils animent "Homosapiens", l'émission qui pense homo, le dimanche de 21h à 22h sur le 106.6 FM et via Internet : http://www.campuslille.com

    Montpellier Exposition contre l'homophobie, en partenariat avec la Ville de Montpellier, une exposition de peintures et collages réalisés par Sophie Perrot. Du 11 au 14 mai à la salle Guillaume De Nogaret à l'Espace Pitot et du 15 au 17 mai à l’association Le Refuge à Montpellier.

    Marseille
    La ville de Marseille et l'association G-stud tiendront un stand sur la place du Général De Gaulle, face à la Bourse, le 17 mai, de 14 heures à 17 heures, avec une levée du Rainbow Flag à 14h30 et un lâcher de ballons à 16 heures.

    Ailleurs...

    Montréal
    Dimanche 17 mai,  à 14 heures, le Gris-Montréal et Séro Zéro organisent un "rassemblement coloré". Sous le thème "L'homosexualité au-delà des frontières", cet événement regroupera des personnes LGBT originaires d'Afrique, d'Asie, d'Amérique latine, du Moyen-Orient et du Maghreb.

    Sur le web :
     
    IDAHO - Journée internationale contre l'homophobie

    sources : Yagg / TetuNaïel Lemoine (Facebook)

    NOTA : Vous pouvez trouvez d'autres informations sur la communauté Yagg. D'ailleurs, si vous avez connaissance d'un rendez-vous, mettez-le dans leur agenda ou ici dans les commentaires (cliquer en bas de cette page)

    > Comprendre
    Qu'est-ce que la Transphobie ?

    .
     Les Principes de Yogyakarta sur l'orientation sexuelle et le genre

Discriminations transphobes > A qui signaler les faits?
http://www.cncdh.fr/article.php3?id_article=336
http://www.halde.fr/Contact.html

Louis-Georges Tin attend de la France des actes pour lutter contre la transphobie

Louis-Georges Tin sur le site gay et lesbien Yagg envoyé par yaggvideo

Louis-Georges Tin: «Le mouvement gay a une dette vis-à-vis des trans»
INTERVIEW. La journée mondiale contre l'homophobie le 17 mai, c'est lui. Pour TÊTU, l'universitaire et activiste Louis-Georges Tin fait le point sur les enjeux de l'édition 2009 qui a lieu dimanche.
par Paul Parant,
Têtu, vendredi 15 mai 2009

Comment se présente l'édition 2009 de la Journée contre l'homophobie et la transphobie?
Je suis assez content qu'il y ait des actions importantes non seulement contre l'homophobie, mais particulièrement contre la transphobie cette année. Par exemple, le Parti communiste organise un congrès sur ce thème le 25, un colloque à l'Assemblée nationale portera exclusivement sur la transphobie... C'est un sujet qui n'est pas évident, y compris au sein de la communauté LGBT. Nous avons été heureux d'apprendre qu'une grande gay pride en France, celle de Lyon, a choisi cette année le mot d'ordre «Respectons la parole des trans, pénalisons la transphobie». Et nous avons des actions qui continueront après le 17 mai, car il ne faut pas lâcher prise. Les mouvements se sont mobilisés mais la reconnaissance politique et médiatique sur la question trans fait toujours défaut.

Vous avez senti des réticences au choix de la transphobie comme thème de cette année?
C'était très violent. La journaliste spécialiste des questions LGBT d'un grand média public français m'a presque reproché d'avoir choisi ce sujet, car, m'a-t-elle raconté, «quand j'en ai parlé en conférence de rédaction, tout le monde a ri. Je peux parler d'homophobie, mais si je parle de transphobie, cela va tuer mon papier.» Je lui ai répondu que pendant ce temps, la transphobie tue les transsexuels. Cette attitude d'indifférence relative, on la retrouve également dans le monde politique. Il faut encore mettre l'accent sur les violences transphobes. On en est aujourd'hui pour les meurtres transphobes là où on en était il y a quinze ans pour les meurtres homophobes : ce sont des faits divers non référencés, obscurs, sans mobilisation, les victimes mourraient et les témoins restaient dans la peur.

Vous dites que la France reconnaît officiellement la Journée contre l'homophobie, pourtant il n'y a eu aucun décret, aucune loi, aucune déclaration en ce sens du Président de la République... 

Je dis cela car Rama Yade s'est prononcée en ce sens au nom du gouvernement, donc cela me suffit. Il est vrai qu'en Belgique ou au Luxembourg, la décision a été prise à l'Assemblée, au Costa Rica par le président de la République lui-même, ailleurs par décret...Ceci dit, l'ensemble du gouvernement est en décalage par rapport à la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, sur ces actions. Nous avons encore à mobiliser tous les autres ministères qui pour l'instant se défaussent sur Rama Yade. J'attends notamment un engagement de Roselyne Bachelot contre le classement de la transsexualité dans la liste des maladies mentales de l'OMS.

L'homophobie en France, en 2009, qu'est-ce que c'est ?
C'est encore principalement la stigmatisation. Pour des jeunes qui se découvrent homosexuels, cela reste problématique: ils ont un sentiment de honte, souffrent parfois d'un rejet de la part de leurs camarades, de l'école ou de leur famille. Cela reste très fort, et les améliorations réelles (le pacs, la Halde...) n'ont pas complètement changé la donne. C'est pourquoi nous aurions voulu des mesures supplémentaires. Nous attendons encore du ministère de la Santé une campagne sur la question du suicide des jeunes, qui est, paraît-il, en préparation. Je demande à voir. L'enquête de SOS homophobie montre bien qu'il subsiste des problèmes. Pire: au moins un tiers des jeunes qui se découvrent trans a fait une tentative de suicide, selon l'enquête d'Homosexualités et socialisme et du Mag.

S'il fallait résumer le travail à accomplir en 2009 ?
Il faut faire pour la lutte contre la transphobie ce qu'on a fait depuis quinze ans en France sur la lutte contre l'homophobie. Il reste beaucoup à faire pour mettre à égalité la lutte contre l'homophobie et la transphobie. D'autant plus que le mouvement gay a une dette vis-à-vis du mouvement trans, car les transsexuels, transgenres, travestis et autres ont beaucoup contribué à nos mouvements depuis Stonewall, à New York en 1969, et au Fhar en France par la suite. Cette dynamique que le mouvement trans a apportée au mouvement LGBT n'a pas toujours été reconnue. Les LGB doivent reconnaître l'apport des T!

Propos recueillis par Paul Parant. Photo: Alfredo Piola.


France
Rapport sur l'homophobie: aucun reflux général à l'horizon

COMPTE-RENDU. SOS Homophobie publie la dernière édition de son rapport annuel. Le bilan de l'année passée est contrasté : si les enquêteurs ont observé quelques progrès, l'homophobie est loin d'avoir disparu en France. Les détails de l'enquête.

Lire la suite (tetu.com)

précédemment (en 2008) >
17 mai : Journée internationale contre l’homophobie (et la transphobie)
(16 mai 2008)


  Le fondateur de la Journée mondiale contre l'homophobie explique pourquoi les trans' sont parmi "les plus précarisés dans la communauté LGBT".
Louis-Georges Tin, fondateur en 2005 de la Journée mondiale contre l'homophobie (Idaho), qui a lieu ce 17 mai prochain, revient dans l'interview vidéo qu'il a accordée à Yagg sur les objectifs de cet événement. Cette année, le thème est la lutte contre la transphobie. Louis-Georges explique pourquoi les trans' sont parmi "les plus précarisés dans la communauté LGBT" et en appelle au gouvernement pour que des gestes concrets soient accomplis. Christophe Martet

Voir la vidéo (5 minutes)

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