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Publié par caphi

L'idée d'organiser un congrès contre l'homophobie en mai prochain à Paris, initiative lancée par Rama Yade, la secrétaire d'État aux droits de l'homme, ne semble pas faire l'unanimité parmi les associations LGBT. L'objectif du congrès contre l'homophobie, qui devrait avoir lieu le 16 mai 2009, pas encore confirmée par le secrétariat d'État aux droits de l'homme, est de rechercher de nouvelles signatures de pays pour cette déclaration. Seuls pour l'instant 66 l'ont fait. Un autre objectif serait de recevoir des militants homosexuels et transsexuels, puisque la transphobie est le thème de l'édition 2009 de l'Idaho, et permettre de rendre visible les discriminations et de faire pression sur les pays. Mais les associations craignent également que l'initiative gouvernementale ne masque le thème de la journée, la transphobie. Sur la question de la transsexualité, le dossier est entre les mains de la ministre de la Justice, Rachida Dati, qui n'a pas pris beaucoup d'initiative en la matière. Avant la réunion du vendredi 20 février au cours de laquelle le secrétariat d'état aux Droits de l'homme a lancé l'idée d'un congrès contre l'homophobie, Homosexualités et Socialisme (HES) avait rédigé une contribution préparatoire qui liste également de très nombreuses revendications nationales sur l'égalité des droits, la lutte contre le sida et pour les droits des trans.


Congrès contre l'homophobie en mai prochain: l'initiative de Rama Yade ne fait pas l'unanimité parmi les associations LGBT
par Christophe Martet, Yagg, mardi 24 février 2009

Rama Yade parle de la dépénalisation de l'homosexualité
par yaggvideo

Point L'idée d'organiser un congrès contre l'homophobie en mai prochain à Paris, initiative lancée par Rama Yade, la secrétaire d'État aux droits de l'homme, ne semble pas faire l'unanimité parmi les associations LGBT.
Suite à la déclaration à l'Onu sur la dépénalisation de l'homosexualité dans le monde, en décembre dernier (et qu'elle présentait au Parlement européen dans la vidéo ci-dessus) Rama Yade souhaite aller plus loin, selon Louis-Georges Tin, fondateur de la journée contre l'homophobie (comité Idaho), joint par téléphone ce matin. L'objectif du congrès contre l'homophobie, qui devrait avoir lieu le 16 mai, mais dont la tenue ne nous a pas été confirmée par le secrétariat d'État aux droits de l'homme, est de rechercher de nouvelles signatures de pays pour cette déclaration. Seuls pour l'instant 66 l'ont fait. Un autre objectif serait de recevoir des militants homosexuels et transsexuels, puisque la transphobie est le thème de l'édition 2009 de l'Idaho, et permettre de rendre visible les discriminations et de faire pression sur les pays.

Pour discuter de ce congrès, une première réunion a eu lieu le  20 février dernier au ministère, en présence de représentants d'un grand nombre d'associations LGBT mais aussi de défense des droits de l'homme (Human Rights Watch, Amnesty) et d'associations de lutte contre le sida. D'un côté, Gay Lib' et le comité Idaho se réjouissent que Rama Yade se saisisse de cette question et en fasse une priorité de la diplomatie française. Louis-Georges Tin a ainsi affirmé à Yagg que cela ne pourrait que faire progresser son cheval de bataille, la cause pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité.

De l'autre, de nombreuses associations regrettent ce qu'il leur apparaît comme une récupération politique alors même qu'en France, l'égalité des droits n'est pas à l'ordre du jour et que les actes politiques concrets se font attendre. Ainsi, en matière de statut de réfugié pour homosexualité, ce n'est plus le ministère des Affaires étrangères qui a la main. Ce dossier dépend désormais de l'Immigration et de l'identité nationale, en la personne d'Éric Besson.
Les associations craignent également que l'initiative gouvernementale ne masque le thème de la journée, la transphobie. Sur la question de la transsexualité, le dossier est entre les mains de la ministre de la Justice, Rachida Dati, qui n'a pas pris beaucoup d'initiative en la matière.

Selon Louis-Georges Tin, ce congrès sera justement l'occasion de tester la coordination interministérielle que le comité Idaho appelle de ses vœux, en rappelant qu'effectivement, sur bon nombre de questions, le secrétariat aux droits de l'homme ne peut pas grand chose.
Demain doit avoir lieu une nouvelle réunion qui devrait préciser le cadre de ce congrès, qui déclenche déjà la polémique. À suivre…

[mise à jour, 14h05] Avant la réunion du vendredi 20 février au cours de laquelle le secrétariat d'état aux Droits de l'homme a lancé l'idée d'un congrès contre l'homophobie, Homosexualités et Socialisme (HES) avait rédigé une contribution préparatoire, nous a fait savoir son président, Gilles Bon Maury. Cette lettre d'HES insistait sur plusieurs points concernant la politique étrangère de la France, une prise de distance vis-à-vis des états homophobes, le droit d'asile pour les personnes persécutées en raison de leur orientation sexuelle et le soutien aux associations LGBT étrangères, à l'instar des Pays-Bas, qui, souligne l'association, "financent des associations LGBT dans les pays à législation homophobe".
La contribution d'HES liste également de très nombreuses revendications nationales sur l'égalité des droits, la lutte contre le sida et pour les droits des trans.

lien de l'article : http://yagg.typepad.com/yagg/2009/02/congres-contre-lhomophobie-en-mai-prochain-linitiative-de-rama-yade-ne-fait-pas-lunanimite-421.html


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