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Publié par caphi

Des motions gay-friendly pour le prochain congrès du Parti socialiste (en novembre à Reims) mais seule celle du député européen Benoît Hamon (Nouveau Parti Socialiste) soutient concrètement les Trans' !

En matière de lutte contre les discriminations, contre l’homophobie, et de reconnaissance de droits pour les Lesbiennes, Gay, Bisexuel(le)s et Transexuel(le)s (LGBT), les Motions Hollande, Fabius sont en retrait par rapport à l’évolution de la société depuis 1997, contrairement à la motion du Nouveau Parti socialiste...

Les quatre principales motions déposées mardi soir, le 23 septembre, au Parti socialiste en vue du congrès de Reims, incluent les revendications sur l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, et le droit à l'adoption. Ce qui n'empêche pas quelques différences, notamment dans la manière d'aborder ces questions.

Ainsi, la motion soutenue par le maire de Paris Bertrand Delanoë affirme vouloir «accorder à tous les couples, qu'ils soient hétérosexuels ou homosexuels, le droit de se marier comme celui d'avoir des enfants», dans le cadre du chapitre «Défendre et étendre les libertés individuelles et les ! droits des Français». Ajoutant: «Il n'y a pas moins d'amour ni de respect d'autrui dans le nouvel état de la famille contemporaine. Et cette liberté nouvelle ne tolère aucune marchandisation du corps des femmes.»

De même, la motion soutenue par la maire de Lille Martine Aubry intègre ces revendications dans un paragraphe intitulé «Une politique familiale qui prenne en compte la diversité des familles», expliquant: «La famille est devenue plurielle, diverse. Nous devrons prendre en compte cette réalité. (…) Nous sommes favorables à ouvrir le mariage et l'adoption aux couples homosexuels.»

De son côté, la motion soutenue par Ségolène Royal explique, à la suite d'un long paragraphe sur le droit des femmes, dans le cadre d'un chapitre intitulé «Lutter contre les discriminations»: «Il est impératif de lutter contre! les discriminations liées à l'orientation sexuelle avec l'ouv!erture d u mariage et de l'adoption pour les couples de même sexe.»

Seule la motion soutenue par le député européen Benoît Hamon, représentant l'aile gauche du Parti socialiste, va plus loin. Cela se traduit, dans la forme, par un paragraphe spécifique intitulé «Lutter contre les discriminations liées à l'orientation sexuelle». Et sur le fond: «Le droit de chacun à vivre sa sexualité doit enfin devenir un droit fondamental dans une société moderne de liberté. Pour cela il faut commencer par lutter avec la plus grande fermeté contre les discriminations homophobes. Le pacs a constitué une avancée indéniable pour la reconnaissance officielle et les droits des gays et des lesbiennes. Il est temps aujourd'hui de le compléter par de nouveaux droits.» Pacs signé en mairie, égalité pour la retraite, la pension de réversion, veuvage, succession, imposition commune, titre de séjour pour les couples binationaux pacsés, lutte contre la transphobie, mariage, adoption et débat sur la procréation médicalement assistée: cette dernière motion semble décidément ne rien avoir oublié…  (source : TETU.com)


Photos: DR.


 

Parti socialiste : les motions du congrès de Reims face aux revendications LGBT

Les différentes motions en compétition pour le congrès du Parti socialiste de novembre à Reims reprennent les grands engagements LGBT déjà actés par le parti. Mais elles le font avec des nuances significatives.

La bataille entre les différentes motions qui vont s'affronter lors du congrès de Reims se niche jusque dans la façon dont elles traitent des revendications LGBT.
Ainsi, si aucune ne s'éloigne du programme du parti qui prévoit l'ouverture de mariage et de l'adoption aux couples de même sexe, chacune se contente d'évoquer, ou au contraire souligne la place de ces thèmes.

Les militants LGBT anti-Ségolène ne manquent pas de faire remarquer que la motion qu'elle défend est "la seule" des 4 motions importantes à ne pas utiliser les mots " homosexuels, gays, lesbiennes ou LGBT". C'est exact, au demeurant puisque la motion soutenue par l'ex-candidate à la présidentielle se contente de mentionner qu'"il est impératif de lutter contre les discriminations liées à l'orientation sexuelle avec l'ouverture du mariage et de l'adoption pour les couples de même sexe".

Celle défendue par Martine Aubry aborde la thématique homosexuelle dans sa rubrique "Familles". On peut y lire : "La famille est devenue plurielle, diverse. Nous devrons prendre en compte cette réalité" et plus loin "Nous sommes favorables à ouvrir le mariage et l'adoption aux couples homosexuels".

La motion A, autour de Bertrand, évoque le PaCS et consacre un paragraphe spécifique à la question gay. Elle préconise d'"accorder à tous les couples, qu’ils soient, hétérosexuels ou homosexuels, le droit de se marier comme celui d’avoir des enfants". "Il n’y a pas moins d’amour ni de respect d’autrui dans le nouvel état de la famille contemporaine", ajoute le texte.

Mais le mieux-disant en matière LGBT vient incontestablement de la motion soutenue par le député européen Benoît Hamon, qui regroupe l'aile gauche du PS. Au chapitre "Lutter contre les discriminations liées à l'orientation sexuelle", on trouve en effet un répertoire complet et argumenté des revendications du mouvement LGBT. PaCS signé en mairie, imposition commune, accès aux avantages sociaux des couples, succession, droit au séjour pour les couples binationaux, mais aussi droits des personnes transgenres s'ajoutent au mariage et à l'adoption défendus par tous les socialistes.

Mis en ligne le 26/09/2008 par E-llico.com


Motion "Un Monde d'Avance" par benoit-hamon - Durée : 01:47

"Les discriminations fondées sur l’identité de genre qui ne sont actuellement pas reconnues par la loi seront combattues au même titre que celles fondées sur l’orientation sexuelle.> Lire la motion de Benoît Hamon.

> lire aussi
Benoît Hamon - Wikipédia
. La bataille des six motions du Congrès de Reims a commencé au PS (Le Point, 25 septembre 2008) 
.
PS : six «écuries» en lice pour le congrès (Le Monde.fr) 

Profession de foi
 
Extrait du rapport de l'Assemblée générale d’Homosexualités et Socialisme
source : Lettre d’information d’Homosexualités et Socialisme, octobre 2008

Identités trans.
N
ous irons plus loin dans le travail d’étude et plus loin dans l’action militante auprès des institutions politiques et médicales. Une étude sur les réalités des vies de jeunes trans au collège, lycée et à l’université devient une urgence. Les parcours se font de plus en plus tôt chez de jeunes gens qui ont besoin d’acquérir une formation intellectuelle et professionnelle essentielle pour leur épanouissement et leur sécurité. Si de manière générale dans la société civile, on note une acceptation grandissante des personnes trans et transgenre, il n’en demeure pas moins que faire sa transition et revendiquer sa transidentité dans ses jeunes années n’est pas si facile, loin s’en faut. De même, une étude sur la prise en charge médicale des parcours trans s’impose cette année de façon urgente. D’une part, cela fait trop longtemps que les militants pour les droits des trans n’arrivent pas à faire bouger significativement l’encadrement de leur parcours médical ; d’autre part, les projets gouvernementaux imminents en matière de prise en charge médicale globale risquent de changer une situation scandaleuse pour une autre. L’objectif va être de donner la parole à des experts médicaux. Nous espérons ainsi concourir à mettre en oeuvre ce qui serait une première commission parlementaire sur les sujets trans en France.
 
Territoires.
(...) Nous continuerons de veiller au respect de toutes les normes européennes prohibant les discriminations. Nous continuerons le combat politique, avec le PSE, pour que l’amélioration de la législation européenne proposée en juillet 2008 par la Commission se concrétise malgré les oppositions qu’elle rencontre, et que les discriminations liées au genre ne soient pas les oubliées de cette réforme. Nous défendrons le principe d’une reconnaissance mutuelle automatique par tous les Etats membres des liens conjugaux et parentaux juridiquement reconnus par l’un d’entre eux, au nom de la liberté de mouvement des citoyens européens et de leurs familles, et pour mieux engager le débat sur la reconnaissance des couples et des parentalités LGBT dans tous les pays de l’Union.
Au-delà des frontières de l’Union, notre attention se portera sur le respect des droits fondamentaux et des principes de Jogjakarta. Nous contribuerons à accroître la vigilance en ce qui concerne les pays candidats à l’adhésion et participerons aux travaux inter-associatifs en cours sur les autres régions du monde et sur les politiques des Etats européens en matière d’immigration et d’asile.
 
▪ GILLES, gilles.bon-maury@hes-france.org - Lettre d’HES - Octobre 2008
www.hes-france.org hes@hes-france.org — HES c/o AGECA 177, rue de Charonne - 75011 PARIS
Tél. / fax : +33 1 53 01 28 36


Marche des trans et inter-sexes : pour des droits et des lois qui respectent leur choix !
 
La 12e marche des trans et inter-sexes, Existrans, se déroulera le 11 octobre 2008 à Paris, de Belleville à Beaubourg. Homosexualités et Socialisme (HES) y participera pour marquer sa solidarité dans les luttes que mènent les personnes trans et inter-sexes contre les discriminations subies, leur psychiatrisation persistante, l'arbitraire dans leur parcours médical de transition.
 
Un an et demi après l'élection de Nicolas Sarkozy, rien n'a avancé en réponse aux luttes et aux revendications sur les questions d'identité de genre. La France reste l'un des pays les plus immobiles en Europe. L'Angleterre, les Pays-Bas et l'Espagne ont adapté leurs législations.
 
HES dénonce la classification du transsexualisme, encore enregistré comme une maladie mentale, et le caractère obligatoire d'un parcours médical contraint, dans lequel la décision d'un psychiatre prime sur celle de la personne trans.
 
HES revendique un assouplissement et un raccourcissement des démarches de modification de l'état civil, qui doivent pouvoir être menées sans modifications corporelles spécifiques.
 
HES souligne l'importance des actions de formation et de sensibilisation aux problématiques trans et inter-sexes pour tous les personnels médicaux, administratifs et pédagogiques.
 
HES affirme le droit des personnes trans à la parentalité. La sécurité des liens parentaux doit leur être assurée. Le droit à faire valoir un projet parental pour l'adoption doit leur être reconnu. La conservation de leur matériel génétique doit leur être permise.
 
Sur ce sujet comme sur tous les sujets LGBT, HES s'appuie sur les principes d'universalité, de responsabilité et de dialogue qui gouvernent sa réflexion. Les trans n'ont pas aujourd'hui tou-te-s les mêmes chances de se réaliser et d'échapper à la précarité. Le droit français doit prendre en compte le motif de l'identité de genre comme celui de l'orientation sexuelle pour lutter contre les discriminations. Il s'agit d'adapter le droit à la réalité vécue des trans et des inter-sexes. Il s'agit de répondre aux attentes de tous les acteurs qui luttent pour l'égalité et contre les discriminations, y compris celles qui sont fondées sur l'identité de genre.

***
 Contacts :
 
Gilles BON-MAURY, président d'HES, tél. 06 61 53 19 39, gilles.bon-maury@hes-france.org.
Laura LEPRINCE, déléguée aux questions de genre, tél. 06 85 88 58 11, laura.leprince@hes-france.org.
 

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MKL 10/10/2008 16:44

Commentaire un peu hors sujet mais qui nous concerne tous.Un des manques commun aux projets des ténors Royal/Aubry/Delanoë, est qu'aucun n'a de solution pour s'attaquer de front au fléau n°1 qui ronge notre société depuis 25 ans: le chômage et la précarité de masse, dont découlent bon nombre d'autres problèmes : explosion des déficits sociaux, stagnation des salaires, baisse des retraites, consommation et croissance en berne, détérioration des rapports familiaux et humains en général, augmentation de la violence et délinquance (même si ce n'est pas la seule cause), etc...Tous misent sur le retour de la croissance, alors que depuis 30 ans (de mesures en sa faveur) elle n'a jamais dépassé les 3%/an, qu'il faut au minimum 3.6% pour créer de nombreux "vrais" emplois et que la France est en train d'entrer en récession ! Le seul projet réaliste sur ce plan est celui de B. Hamon, en particulier grâce au ralliement de Pierre Larrouturou, ce qui va permettre de relancer le débat sur la RTT.Son concept de semaine de 4 jours à la carte est expérimenté avec succès depuis 14 ans dans 400 PME et sa généralisation créerait au minimum 1.6 million d'emplois en CDI, sans 1 ct d'augmentation des impôts des contribuables ni des charges des entreprises (étude Ministère du travail/Caisse des dépôts)...Le cercle vertueux attendu est : 1,6 million d'emplois stables créés => 1.6 million de familles retrouvant un réel pouvoir d'achat => + de consommation et de cotisations sociales=> + de croissance et - de déficits => encore moins de chômage et de précarité => rééquilibrage du rapport de force salariés/employeurs => augmentation des salaires et donc du pouvoir d'achat pour tous. Ce type de mesures radicales doit absolument figurer dans le projet final du PS, sans quoi la défaite nous guettera, encore et toujours.Nous ne sommes pas en concurrence les uns contre les autres mais tous ensemble contre une droite qui malgré la démonstration cuisante de l'échec de ses valeurs, reste toujours présente et dangereuse, usant et abusant d'une démagogie sans limite.Pour un Parti Socialiste de gouvernance !http://nouvellegauche.fr