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Publié par caphi

L'histoire des castrats italiens, «rock stars de l'ère baroque», commence à se dévoiler grâce aux récentes découvertes des historiens, mises en lumière à Angers jusqu'à la fin juin à travers une exposition de peinture, des conférences et des concerts. Une «hystérie collective» s'emparait du public –féminin comme masculin– lorsque apparaissait l'un de ces chanteurs opérés dès l'enfance pour garder une voix aiguë et cristalline, très prisée dans la musique d'église et les opéras aux 17e et 18e siècles, a expliqué Francesca Boris, conservateur en chef aux Archives d'État de Bologne (Italie). Les castrats qui réussissaient étaient «comparables à nos starsactuelles du foot ou du rock», a renchéri Patrick Barbier, historien de la musique, lors de cette même conférence. Issus de milieux très défavorisés pour la plupart, les castrats les plus doués pouvaient devenir riches et puissants, à l'instar du fameux sopraniste Farinelli (1705-1782), qui devint ministre du roi d'Espagne. Selon M. Barbier, «des milliers» de petits Italiens furent opérés à la demande de leurs parents qui espéraient, en «sacrifiant» un de leurs garçons, le faire échapper à la misère.

La vie de ces «rock stars du 18e» est à découvrir jusqu'au 29 juin en la Collégiale Saint-Martin d'Angers, à travers notamment une exposition du peintre Dominique Guillemard et de deux concerts, l'un donné par la mezzo-soprano américaine Vivica Genaux et l'autre par le contre-ténor français Philippe Jaroussky.

www.collegiale-saint-martin.fr

source : AFP / tetu.com

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